En complément à sa vocation touristique, l’Espace découverte Energie est devenu au fil des ans un centre de compétences unique qui attire de nombreux chercheurs et décideurs. En plus des centrales solaire et éolienne, ce véritable laboratoire à ciel ouvert accueille depuis 2018 l’école doctorale organisée par la Société Mont-Soleil et l’EPFL (PhD Summer School Mont-Soleil), et fait territoire commun avec le Swiss Energypark. Conformément aux buts qu’elle s’est fixés, l’association Espace découverte Energie souhaite ainsi faire partager cette expertise technique et académique à la population de notre région en organisant une série de conférences publiques le mercredi 12 juin prochain à 18h00 à la salle communale de Courtelary.


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Après une introduction du Prof. Alfred Rufer de l’EPFL sur le haut lieu de formation qu’est devenu le site de Mont-Soleil–Mont-Crosin, la Dresse Laure-Emmanuelle Perret, de l’association Compàz, présentera les nouvelles générations de panneaux photovoltaïques, devenus éléments de construction et œuvre d’art productrice d’énergie.

 

 

La seconde partie de la conférence sera animée par Martin Péclat, assistant et doctorant à l’Institut de recherches économiques de l’Université de Neuchâtel. Il présentera les conclusions d’une étude réalisée sur mandat de l’Office fédéral de l’énergie dont l’objectif visait à mesurer la possibilité d’inciter des ménages à consommer davantage de solaire.

 

 

Le panneau photovoltaïque : élément de construction et œuvre d’art productrice d’énergie

 

 

Le photovoltaïque jouera un rôle clé pour faire face à la transition énergétique et à ses défis. D’une part, ses coûts sont devenus très compétitifs et, d’autre part, de nouvelles solutions technologiques permettent de faciliter toujours plus son intégration esthétique.

 

Du panneau solaire noir au blanc en passant par l’intégration d’images, il existe aujourd’hui une multitude de solutions techniques qui ne demandent qu’à trouver leur place au sein de nos villes et de notre patrimoine construit. On observe cependant que le marché du photovoltaïque intégré au bâtiment a du mal à démarrer. Ces projets sont encore innovants et nécessitent de nouveaux types de collaborations entre différents corps de métier. Au-delà des aspects purement techniques, Laure-Emmanuelle Perret montrera à l’occasion de sa conférence comment l’art et la science, au service de l’un et l’autre, peuvent aussi devenir des outils permettant une vision et une prise de conscience différentes, et ainsi susciter une discussion nouvelle en contribuant à un nécessaire changement de paradigme.

 

 

Peut-on inciter les ménages à consommer davantage de solaire?

 

 

C’est à cette question que tentera de répondre Martin Péclat, de l’Université de Neuchâtel, dans la seconde partie de la conférence. La production de courant d’origine solaire a lieu essentiellement à la mi-journée, alors que la consommation se concentre majoritairement en soirée. On rencontre le même problème, mais en termes de différences de production saisonnières, entre l’été et l’hiver. Avec la multiplication des installations solaires observée aujourd’hui se pose la question de comment (ré)concilier les périodes d’offre et de demande d’électricité. Pour réduire ce décalage, une solution envisageable est d’influencer la manière dont les ménages consomment de l’électricité afin qu’ils absorbent une part plus importante de l’électricité disponible lors des périodes de forte production.

 

L’étude scientifique «Flexi», menée par des chercheurs de l’Université de Neuchâtel, l’EPFL et la société Planair, avec le soutien financier de l’Office fédéral de l’énergie et l’apport logistique de la Société des Forces Électriques de La Goule, a pour but d’évaluer la flexibilité de la consommation d’électricité des ménages. Pour y parvenir, une expérience de terrain a été réalisée pendant plus d’une année auprès de quelque 500 clients de La Goule. En faisant varier le prix du kilowattheure en fonction de l’ensoleillement, cette expérience visait à inciter financièrement les ménages à déplacer leur consommation vers les pics de production d’énergie photovoltaïque.

 

La soirée se terminera par un échange entre les intervenants et le public, à l’issue duquel un apéritif sera offert par l’entreprise Zesar.

 

Mercredi 12 juin 2019, 18h00. Salle communale, Courtelary. Entrée libre